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Blog de Guy G

Marathon de l'espoir -Sully/Loire 10 dec 2017
Guy Gg


Publié le 16 Décembre 2017
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Marathon de l'Espoir - Sully sur Loire


Quand, durant tout un jour, il est tombé de la pluie, de la neige, de la grêle et du verglas, on est tranquille. Parce que, à part ça, qu'est-ce que vous voulez qu'il tombe ? ... Oui, je sais, mais enfin, c'est rare.." Pierre Dac (L'Os à moelle)


Ce préliminaire trouve entièrement sa place aujourd'hui dans cette sortie dominicale. Programmée de longue date au profil du Téléthon, aucune excuse n'étant recevable, il fallait l'affronter !
Chaque Année, ce circuit en 1 boucle ancré dans le parc du Château de Sully sur Loire, forteresse médiévale, demeure des ducs de Sully, emprunte les abords des routes solognotes pour revenir tangenter le fleuve royal par le circuit de la Loire en Vélo. Loin du tumulte citadin, du bonheur en perspective au sein de dame Nature ...





Préparation soignée, 6 semaines à 100 - 140kms hebdomadaires, sorties majoritairement à allure spécifique soit 5'35/k à raison de 3 entrainements par semaine 2 fois 1h et 1 fois 2 à 3h le WE. Consolidation 15 jours avant la date avec une seule sortie dominicale et plus rien 7 jours avant. Pas de boisson spéciale, que des repas maison pour 'glycogéner' au max........ on va voir la différence avec mon précédent marathon réalisé en 4h29 (cf récit Tours Loire Valley)


La tempête était annoncée, de toutes façons s'attendre à un beau temps un 10 décembre, c'est comme présumer d'un orage en plein désert des Mojaves, bref il fallait prévoir l'attirail en conséquence sauf pour les bottes car là, je manque d'entrainement (!)


7h00- Petit déjeuner copieux, la pluie frappe les vélux à l'étage, le vent signale sa présence par de violentes bourrasques, le termomètre indique 4°C. Les dieux sont avec nous !


8h15- Arrivée au Château. Les barnum installés prouvent leur intérêt. Sous les éléments déchainés, la remise des dossards et du lot de bienvenue sont une formalité. Les participants venus en nombre me rassure, la météo n'y changera rien.
Sur le chemin détrempé qui mène à la ligne de départ, je chope une conversation:
"Tu le fais par équipe toi ?"...." "Tant mieux pour toi, je plains ceux qui font la totale!"
Mouais, question encouragement, il y a mieux !

Je finis ma Rozana.

9h30-Actualité oblige, "Allumer le feu" est au programme du départ. Une voix se permet d'ajouter qu'une étincelle est un peu juste par ce déluge ! C'est parti !

heu, je suis en orange là ! disons à côté de la concurente en coupe-vent rose entre les parapluie noir et jaune. Placé au milieu du peloton, on va juger après de ce qui est le mieux...







Le coupe-vent orange imperméable serré par dessus ma casquette à visière, les lunettes arrêtant le vent, c'est dans ma bulle que je vois s'étirer le peloton. Au premier kilomètre, l'eau est à l'assaut de mes chaussures, j'apprécie d'avoir pensé à poser une crème anti frottement au dernier moment. La route suintant de rigoles éparses que l'on ne cherche pas à éviter, je m'imprègne de ce moment rare où 600 personnes affrontent les éléments par une juste cause.

Les arbres plient sous les assauts du vent, le ciel gris charrie d'énormes nuages aussi gris que l'on devine à leurs défilements rapides. Les maisons éparses aux toits luisants trahissent des havres de chaleur où leurs occupants dorment peut-être encore.


Si je n'avais pas mes lunettes, je me serais frotté les yeux ! Un participant me double en tenue d'été, les épaules nues sans aucune protection. J'imagine alors une alternative: Un fondu (Ca existe) ou un participant par équipes, présent uniquement sur les 10 premiers kilomètres et souhaitant s'alléger au maximun.

Je n'arrive pas à me caler sur 5'45, je reste sur 5'30... tant pis me dis-je ce qui est pris...

J'en profite pour dépasser lentement les meneurs d'allure 4h00... C'est bon cha !

Viglain, 1er village traversé et à la sortie, premier relais pour ceux ayant pris cette option.
A ce stade j'ai sauté les 2 premiers ravitos, l'eau venue du ciel pourvoit à mes besoins et est un bienfait pour les jambes rafraichies à souhait, la machine ne chauffe pas !


A part les 'floc-floc' de mes chaussures cadençant mon rythme, je trouve cette situation originale, la pluie ne m'atteint plus. Je trouve cela même original, voire plaisant !

Villemurlin aux traits Solognots annonce les abords de cette belle contrée, la Sologne. J'aime ces villages pittoresques où trone en leur centre une église témoin d'une longue histoire...

Le tiers avalé, tout baigne ! ( c'est de saison Clin d'œil )



Bon, là au km15, le monsieur poli qui salue bien, ce n'est pas moi, juste pour montrer l'environnement quelque peu humide ! La pluie vient de cesser... On ne la reverra plus mais le vent lui a décider de rester.







Ca gaze d'autant mieux, que les 10 kms suivants vont être l'objet de papotage avec un coureur venu de la Creuse ci-dessus en bleu dont les perfs semblent identiques aux miennes. Les kilomètres s'enchaînent, la pluie est partie mais le vent de travers forcit...


Du bruit derrière, que vois-je ? les meneurs d'allure 4h00 nous rattrappent ! Je leur dis de ralentir mais ça ne se fait pas ! Alors je m'accroche à la flamme...


Le ravito et la zone relais apparaissent. Ca sent bon la mi-course.1h57 vais-je rester dans le rythme ?





Je m'arrête à droite et je mouille dans 33cl, ma poudre d'hydrixir gardé au sec jusque là ...







La casquette, troisième à droite là, je suis toujours là ! Mon compagnon de route tient aussi !

Mais, il devient difficile de rester dans la roue des meneurs d'allure. Je décroche doucement mais irrémédiablement au 27ème après le village de Saint Florent. Au revoir mon compagnon de route qui lui s'accroche et adieu les 4h00 !

Joli village aussi Saint Florent. Ses maisons en brique, l'encouragement de ses habitants et son église devant laquelle nous virons à gauche toute. Ca sent le retour vers l'écurie encore lointaine !



Je reste seul parmi un long peloton bigarré étiré sur plusieurs kilomètres. Un moment d'égarement, je ralenti dans une côte! J'entends immédiatement les reproches amusés d'une concurrente qui s'était calée sur moi à mon insu! Je tente la relance...


Entre Saint-Florent et Lion-en-Sullias, 2 kms de chemin en terre sous les arbres font du bien. En évitant les flaques, le sol meuble représente une pause pour les jambes.
Une branche tombe avec fracas à 3 m histoire de ne pas oublier le vent qui lui ne faiblit pas. Il saura se rappeler à notre bon souvenir sous peu...


La Centrale de Dampierre après Lion-en-Sullias et ses panaches de fumée est un bon repère et l'alignement des tours de refroidissement est un indice de ma progression. De là, 12 kms sur la levée de Loire plein Ouest et l'arrivée au bout. Je redoute le vent à venir qui lui aussi est ... plein Ouest.
En attendant, le plein au ravito du dernier village Lion en Sullias et l'oeil étonné du Bénévole qui me voit transvaser une 33cl d'eau dans ma gourde où attendait les reste non diluée de ma poudre d'Hydrixir.
Au sortir, petite montée et voici la levée, terrible levée !


De là chaque borne blanche apercue et indicatrice d'un kilomètre avalé sera accueillie avec bonheur. Le vent balaie par rafale la petite route et nous cloue sur place. Les relances sont pénibles et la respiration difficile tant la force du vent est là.

Je redoute le retour du fanion des 4h30 et n'ose regarder derrière. Je double, me fait doubler, marche rapide, repart, un peu comme beaucoup de monde en fait. Sauf les relayeurs encore frais qui tranchent avec les vieux de la vieille au taf depuis le départ. Je tente d'apercevoir au loin le château annonciateur d'une arrivée mais il est encore trop tôt.


Les kilomètres défilent à un train de sénateur. Comme à Tours il y a 3 mois, les conséquences du bitume apparaîssent sur les quadris qui manisfestent leur fatigue. Je guette toujours au loin les tours salvatrices du Château mais neni, rien, nada, faut faire avec ou plutôt sans. Alors me revient ce bon vieux Johnny et sa chanson "Ca n'en finira Jamais".
Dernier ravito. Première et dernière pause de ...30 sec. Le barnum dressé nous fait oublier le vent. Mais faut y aller, on est là pour finir!

J'entends un bénévole: "Allez courage, encore 5 kilomètres!" Il est gentil le bénévole !Clin d'œil

La levée, toujours la levée et ses méandres. Toujours pas de Château.


Ceux qui me dépassent m'encouragent. Bien cette entraîde !
Un virage encore une longue ligne droite, des petits points colorés qui bougent au loin et qui disparaissent au virage suivant. Je cible la prochaine borne ! 40 qu'il y a écrit dessus !
Et toujours pas de château Crédiou !


...Johnny revient et sa chanson "Ca n'en finira Jamais".


Et puis au dessus d'une lignée d'arbres, 2 pointes noires, le Château mais oui, le château!
Grande ligne droite, un virage, un second et l'arche ! J'exulte, pas de douleur, que de la fatigue et puis pas de flamme 4h30 derrière, ça c'est tout bon!
Normal, le chrono indique 4h16 et ce, malgré le vent ! trop trop content ! 13 mn de mieux qu'à Tours en Septembre!





La médaille, le chocolat chaud, je retrouve mon compagnon de route Creusois que j'avais dépassé sans le voir, et arrivé quelques instants derrière moi trahi par un mollet récalcitrant.

Tiens d'ailleurs, le voici !Clin d'œil





Houu, il a l'air mal en point (lol) et dire que je suis au chaud depuis une heure ! non quand même n'éxagérons pas, disons 3 mn.

Je resterais bien car ces instants mérités ne sont véçus qu'en bout de course et sont très agréables à vivre. Le réconfort après l'effort sont des moments intenses marqués par le constraste qu'ils représentent. Malheureusement le froid s'installe et l'image d'une douche chaude me rappelle à l'idée que le retour s'annonce.


Et puis à défaut de m'auto féliciter, je remercie tous mes compagnons de route qui ont bravé les conditions climatiques pour l'amour du sport et par charité envers ceux qui n'en pas la force ni le pouvoir en cette période de Téléthon.
Merci aux Bénevoles de tout poil, aperçus tout au long de l'épreuve rendant celle-ci de bonne facture, que ce soient les Secouristes, et Medecins, merci aux Gendarmes présents aux points sensibles qui de par leur presence ont sécurisé cette manifestation.
Et puis.. pas merci du tout au vent, très pénible au moment où la fatigue arrivait me faisant perdre de précieuses minutes.


Mais d'un autre côté, ce fut une belle expérience endurcissant in fine mon entrainement comme quoi le positif est partout pour peu que l'on veuille le voir.

C'est la conclusion philosophique du jour !

Guy Gg

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Publié le 01 Avril 2017 par Benjamin Mercier

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