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Du bitume à la poussière, quelques réflexions d’un coureur berrichon
Xavier Picard


Publié le 23 Mars 2018
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Du bitume à la poussière,
quelques réflexions d’un coureur berrichon

Passer du marathon au trail, c’est un peu comme sortir de l’autoroute pour rouler dans des chemins défoncés. A part les conditions météo, la présence d’autres coureurs et le fait de courir (!), les deux courses n’ont pas grand-chose en commun.

Sur un marathon, je ne rencontre que très peu de dénivelé, pas de chaussée déformée, aucun obstacle à l'exception des autres coureurs. J’adopte un rythme de croisière qui restera quasiment toujours le même tout au long du parcours. Mon rythme cardiaque varie très peu et mon effort musculaire est lissé quasiment du début à la fin. Les nombreuses zones de ravitaillement à des distances proches les unes des autres m’incitent (m’obligent ?) à absorber boissons variées et aliments énergétiques.

Pour les raisons qui vont suivre, je n’adopte pas les mêmes attitudes physiques et mentales sur une course sur route que sur un trail :
Le paysage n’est jamais le même : champ, forêt, colline, vallée, montagne, lac, rivière, etc.
Le terrain change tout le temps : on passe d’une route à un chemin carrossable, à un sentier tapissé de feuilles mortes puis sableux, boueux, rocheux, ruisselant, ravinant, etc.
La déclivité joue aux montagnes russes : montée, descente, plat parfois.
Par conséquent, ma vitesse n’est jamais la même. En permanence, je l’adapte au terrain et aux conditions pour lisser au mieux mon effort physique et mon rythme cardiaque. C’est pour cette raison - qu’après avoir vu d’autres trailers le faire - que je marche dans les montées les plus raides. Ma fréquence cardiaque baisse et je vais aussi vite en marchant qu’en courant.

Le terrain me demande de garder une vigilance constante : attention où je mets les pieds ! A la moindre faute d'inattention, je peux taper un caillou et m’abimer le gros orteil, trébucher dans un trou et me tordre une cheville, m’emmêler les pinceaux dans une branche, etc. Le pire se traduit par une chute : pas cool de continuer avec coude, genou et visage éraflés et ça dans le meilleur des cas. En fait dans l’effort, je profite assez peu du paysage : je suis vigilant, vigilant et encore vigilant ! Mais bon, je m’arrête facilement pour laisser passer quelques chevreuils ou me gaver de paysages !

Le dénivelé, l’état du terrain, la vigilance accrue font que je fatigue plus vite que sur une course sur bitume. Petite parenthèse : ne pas perdre de vue que 100 mètres de dénivelé positif gravi correspondent à 1 km couru à l’horizontal. Par exemple, sur la VVX, on va gravir 1450 m soit l’équivalent de 14,5 km à plat. C’est une comparaison adoptée par la communauté des trailers qu’il faut comprendre en terme d’effort accru et de temps supplémentaire. J’en arrive enfin à la différence majeure qu’il y a entre marathon et trail : la gestion de l’effort. Sur marathon, ma vitesse est lissée et quand la fatigue arrive, je ne peux pas faire grand-chose à part ralentir, marcher ou m’arrêter.
En trail, j’ai trouvé une zone de récupération active. Ce n’est pas en marchant en montée, ce n’est pas en descendant ( attention à l’euphorie de la descente qui peut s’avérer très casse-pattes au premier et au deuxième degré), mais c’est sur un terrain plat et peu accidenté. Dès que le chemin devient plat et surtout sans obstacles pour les pieds, je me relâche physiquement : les bras le long du corps, les épaules tombantes, les jambes et les chevilles les plus décontractées possible. Je continue à courir et j’ai vraiment la sensation de récupérer. Dernière technique que j’utilise dès que le terrain le permet, je me vide l’esprit : je ne fais plus attention où je pose les pieds, je ferme les yeux, je ne pense plus à rien, je respire profondément. Ce relâchement physique et mental m’aide réellement à me sentir mieux, à relancer l’effort dès que la pente et le terrain changent. J'appelle ce moment parfois jubilatoire la récupération active.

En terme de ravitaillement, j’ai une peur à partager car mon expérience est basée sur la diète cétogène. Je cours à jeun. Hier encore, j’ai couru trois heures sans n’avoir rien avalé depuis le dîner de la veille au soir et sans m’alimenter du tout pendant ma sortie. Je bois de l’eau bien sur mais je laisse les corps cétoniques relayer le glucose pour alimenter mes muscles. En revanche, si je dois faire un effort de plus de trois heures, je m’alimente toutes les heures environ avec des glucides qui ne demandent pas trop de mastication comme les pâtes de fruits, les pâtes d’amande et le miel. J’ai arrêté les gels pour des raisons de rapport qualité prix : j’ai du mal à payer 2€ le tube de gel pour quelques mg de mélasse. Je préfère les faire moi-même à base de miel d’acacia (liquide). Pas mal de sportifs commencent à s’intéresser à la keto diet ou à la low carb. Plus d’infos dans le livre du Dr Fabrice Kuhn “Ultra performance, dépasser vos limites avec l’entraînement à glycogène bas”.

Xavier Picard

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