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Article publié par
Benjamin Mercier
20 articles publiés

L'entraînement en côtes

10 Mars 2017 par Benjamin Mercier dans la catégorie Entrainement

Pourquoi diable souffrir avec des séances de côtes ? C’est un peu ce que semble dire le touriste quand il me voit recommencer dix fois de suite une course de 100 m à vive allure puis redescendre en trottinant. Pour le profane, l’entraînement en cote est bien la preuve que les runners sont une espèce bizarre. Pour le néophyte, c’est une sorte de mythe. « Quand je serai meilleur, je pourrai faire des séances en côtes », se dit-il, tout en espérant secrètement ne jamais atteindre ce but. Depuis quelques entraînements, dans le cadre de ma préparation au semi-marathon, je me suis enfin mis à ce type d’entraînement. Je ne reviendrais pas ici sur ses bienfaits. Les études scientifiques que j’ai consultées montrent qu’il permet un entraînement moins éprouvant, qu’il sollicite davantage la force musculaire et permet de diminuer le risque de blessure. Chouette, me suis-je dit, en commençant ce type d’exercices : que du bon ! Allez ! Partons courir. La séance prévoit 30 minutes d’échauffement et 10 séries de 100 m en montée. Il faut d’abord trouver la montée. Idéalement, elle doit faire entre 5 et 6 %. Plus facile à dire qu’à faire. Comme je ne cours pas avec une équerre et un rapporteur, je décide de me fixer sur une pente qui me semble à la fois difficile -pour que ça pique un peu – et facile - pour ne pas me décourager trop vite. Je décide aussi de fixer mon allure. J’ai lu que les coureurs légers et endurants pouvaient tourner autour de 85-90 % de VMA. C’est mon cas : je décide de faire 100 m en 24 secondes soit à 14,7 km/h. Je planifie ma séance dans mon application. Et je suis parti. L’échauffement se termine et j’arrive devant la côte choisie. Vue de bas, elle a l’air impressionnante. Allons un peu de calme, ce n’est pas le Mont blanc, non plus. Je me prépare… Mince je n’ai pas vérifié l’état du terrain : c’est de la terre…. Bien boueux en ce moment (mais j’ai l’habitude de revenir dans un sale état) mais surtout, le sol est plein d’aspérités, de bosses, de trous… Trop tard pour changer de côtes. On va se satisfaire de celle-là ! La première montée commence: j'y vais à fond mais pas trop. Puis la redescente tranquillement en une minutes. Et cela dix fois de suite. Les jambes commencent déjà à souffrir, puis c'est le souffle... Lors de la huitième montée, alors que je suis en pleine accélération, je croise un coureur qui lui descend la pente. Je ne peux pas dire si son regard transcrit sa pitié  ou son admiration. La séance est finie. Je peux terminer la séance par 15 minutes plus tranquille. Bilan de cette séanc: le dénivellé n'était pas trop important et le temps de récup d'une minute était presque trop lent. On verra demain lors de la séance d'endurance fondamentale si cela a porté ses fruits.

Pourquoi diable souffrir avec des séances de côtes? Parce que c'est agréable pardi...

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Commentaires :

    François C
    Bonjour, je fais à peu près la même chose sauf que je monte des escaliers...
    là ou je vis il y a une montée avec deux paliers de 150 marches environs chacun alors bonjour les cuisses après avoir grimpé un dizaine de fois toutes ces marches !!!
    d'abord une par une très vite, une fois ou deux selon puis deux par deux avec 10 secondes entre les deux paliers et le soir je dors comme un bébé...
    Ciao - Paco
      posté le 25 Janvier 2018

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