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Benjamin Mercier
19 articles publiés

Ma pire ennemie!

12 Mars 2017 par Benjamin Mercier dans la catégorie Entrainement

Dans tout bon entraînement, il existe trois types de séances. Les séries permettent de travailler la VMA courte ou longue suivant. L’entraînement en côte est un moyen différent d’augmenter la VMA. Puis vient ce qui est à mes yeux et pour mes jambes la pire des séances : celle de l’endurance fondamentale. Au départ, pour le néophyte que j’étais, il s’agissait de courir lentement. Ces deux mots étaient tellement contraires pour moi que je ne voyais même pas de ce dont il s’agissait. Peut-être un entraînement pour club du troisième âge. J’ai donc consciencieusement et sans aucun scrupule exploser mes séances d’endurance fondamentale. C’était bien la preuve que je n’en avais pas besoin, que j’étais trop fort pour m’en passer.

Comme souvent en course à pied, il faut se connaître soi-même pour saisir l’importance de ces séances. Souvent, dans les plans, elles se situent le week-end et correspondent aux sorties longues de plus d’une heure et demie. Mon objectif devrait être de courir entre 65 et 70 % de ma VMA soit une allure comprise entre 11 et 13 km/h (pas plus de 4’37’’ par km). Si j’y parvenais, les effets ne pourraient être que bénéfique : amélioration de circulation sanguine, augmentation de la mitochondrie dans les fibres musculaires, habitude de l’organisme à mieux utiliser les réserves de lipides, augmentation du volume du cœur.

Je serai vraiment idiot de ne pas en profiter. Ca tombe bien car cette après-midi je dois courir 2h15 dans le cadre de ma préparation marathon. Je vais adopter l’endurance fondamentale : il s’agit donc de courir en totale aisance respiratoire et en pouvant parler (j’espère que des coureurs du site me rejoindront… sinon je parlerai tout seul). Je sais que je vais avoir l’impression de piétiner, que je vais me faire doubler par tous ceux que je double d’habitude… Mais je suis motivé : cette fois je ne dépasserai pas l’allure imposée. Sur deux heures quinze de course, ça serait déraisonnable…

Et je suis parti. Que c’est long 2h15 ! Je n’ai même pas tenu le temps et me suis arrêté très près du but vers 2h12 quand les 28 km étaient atteints. Bon sang, que le marathon va être long. Tout le monde me disait que le passage semi/marathon allait être dur. J’aurais dû les croire. Que c’est dur l’endurance fondamentale : Une fois de plus, je me suis surestimé et suis parti trop vite. 4’44 au kilo ça pourrait passer au final mais j’ai commencé à 4’23 pour finir à 5’08. Sans vouloir paraître trop sévère, c’est pitoyable. Tous mes défauts sont visibles dans cette séance. La prochaine fois je tenterais une allure de 4’50 pour éviter les désillusions.

Si un ennemi permet de devenir plus résistant, de s’adapter dans des situations difficiles, alors oui…. L’endurance fondamentale est ma pire ennemie.

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Commentaires :

    François C
    Benjamin, la patience est une qualité qui s’acquiert en réfléchissant à ce que tu vas faire après un effort aussi contraignant....
    mais avec une bonne montre gps ça devrait aller
    @
      posté le 19 Octobre 2017
    Yann Sc
    Oui, il faut arriver à canaliser son énergie! car effectivement ta séance n'est pas réussie, tu le dis bien. Et tu as dépensé au final bcp d'énergie et la satisfaction n'est pas présente, bien au contraire.

    plusieurs possibilités pour y remedier:
    - un tracé kilométrique
    - une participation à une course avec des copains qui veulent faire ton temps et ton allure d'endurance
    - une montre GPS programmée à sonner ts les km et ou au cardio

    yann
      posté le 13 Mars 2017

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