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Benjamin Mercier
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Étranges appellations (2) : le fartlek

01 Avril 2017 par Benjamin Mercier dans la catégorie Entrainement

- Mais si tu devrais essayer le fartlek ! Tu vas voir ça va te faire progresser !

- …. ??!!??

- Vas y c’est super simple. Il y a même une version égyptienne à faire en pleine nature…

- ….

Voici le genre de phrases auxquels peut être soumis le coureur néophyte quand il discute avec un coureur plus expérimenté. Ma réaction, au départ, a été à peu près équivalente à celle que je viens de décrire. « Mais de quoi il parle ? » « Je croyais que pour courir il fallait juste avancer un pied devant l’autre ! » « Pourquoi est-ce qu’il me parle d’Égypte » « Fartlek ça n’a pas l’air bien égyptien comme mot ! ». Bref, toutes ces réflexions, je les ai eues aussi. Mais c’était avant ! Avant de comprendre que la communauté des coureurs, comme tout groupe social, possédait un vocabulaire propre : le fartlek en faisait partie. Il m’a donc fallu l’apprendre.

En fait, c’est une des variantes les plus ludiques de l’entraînement. En suédois, le fartlek signifie jeu de course. Après une période d’échauffement, il s’agit de faire varier sa vitesse et d’alterner des périodes d’allure rapide et des périodes plus lentes. Les déclinaisons sont infinies : l’intensité, le nombre, l’allure peuvent varier. On peut ainsi faire deux séries très rapides de 1 minutes, suivie de une minute lente, puis de trois séries très rapides de 2 minutes. Ce qui est particulièrement plaisant, c’est justement cette liberté qui est enfin offerte au coureur. D’habitude, il est sous contrôle : il doit faire ses séries – un nombre précis – à une VMA bien définie. Dans le fartlek, c’est fini : il peut s’AMUSER – ce qui n’est pas toujours le cas dans l’entraînement. Cette forme est, bien évidemment, adaptée parfaitement aux sorties en nature. Il suffit d’un chronomètre pour la faire puisque c’est le temps – et non plus la distance – qui est le critère primordial. Ainsi, on peut, lors d’une sortie en terrain, jouer à varier ses allures : ceci peut être particulièrement sympa quand il y a d’autres coureurs. Les périodes d’accélérations peuvent même se transformer en petites compétitions…

Les bienfaits de cet entraînement sont discutés. Je ne suis pas coach et me remets à ce que vous pourrez lire dans différents sites. Cependant le fartlek semble moins traumatisants pour le corps que les séries. Il est moins épuisant puisque l’objectif est que le coureur s’écoute et ne suivent plus à la lettre des allures. Cependant, la grande liberté qu’il permet est aussi – comme souvent – une source de dangers. Le fartlek ne semble pas être le moyen le plus pertinent de s’entraîner pour construire les marques dont le coureur a besoin pour effectuer des courses. Surtout, il nécessité une très grande connaissance de soi-même.

Et l’Égypte là-dedans, me direz-vous. En fait, c’est ce qu’on appelle le fartlek pyramidal. On court sur des temps croissants (1’-2’-3’…) puis décroissants (….-3’-2’-1’).

Bref, ce matin, moi j’essaie cette formule !

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